Spectacle

Karnival

Groupe Bekkrell

Récit féministe et carnavalesque

Le Karnival c’est notre envie de rendre son Histoire à Marylin Monroe, à Peggy la Cochonne, à Médée, réexpliquer le consentement, le sentiment particulier d’être traquée, tout le temps, partout, l’amitié, l’amitié entre nous, pas uniquement femmes mais identités diverses, non pas liées par le genre mais par les agressions, la survie, l’impossibiilté d’être ce qu’on aurait pu être.
Le Karnival c’est un rappel qu’il y a autant de genres qu’il y a de gens, et qu’il y’a un refuge, un refuge en nous pour les autres. On peut s’accueillir les unes et les uns et se renforcer, se réparer, rester un instant, dans cette absurdité rêveuse avant de repartir dans ce que le monde a de pire à offrir : sa réalité.
Tous les moyens sont bons pour parler, tous les moyens sont bons pour lutter, gonfler des ballons, éclater des poumons, se pendre la tête en bas, se reprendre en mains, se rater de justesse, se laisser tomber, être faible, être précis.e dans l’expression de son coeur, de son être même si ça prend toute une vie à dire, à vivre et que personne ne veut entendre puisque, pas le temps, pas l’argent et que finalement chacun vaque à sa souffrance et ne veut qu’ignorer ce qui explose autour.
Le Karnival c’est prouver que montrer l’envers du décor ce n’est pas mettre à l’envers le décor mais remettre le monde à l’endroit, l’endroit où on décide qu’il soit. Le spectateur doit en sortir tout retourné, mais au bon endroit, dans le bon sens.

Ce thème nous donne l’espace idéal pour faire coexister nos différentes pratiques. Le théâtre, la suspension, l’acrobatie, le chant se mêlent et se transforment. Nous faisons un parallèle entre ce spectacle à l’esthétique hybride et le concept de fluidité de genre. Nous voulons envisager Karnival comme un spectacle à l’identité queer qui porte un regard critique sur les mécanismes de dominations (notamment sexistes) et faire exister des récits, des gestes n’empruntant pas le chemin dominant.
Afin de préciser la visée dramaturgique du spectacle et questionner la forme des récits et des mythes, nous décidons de travailler avec l’autrice Alice Zeniter.

Le collectif de cirque et de théâtre Groupe Bekkrell est fondé en 2010 par Fanny Alvarez, Sarah Cosset, Océane Pelpel (artiste associée au Sirque) et Fanny Sintès, formées au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris.
Au travers de leurs précédentes créations Effet Bekkrell (2015) et Clinamen Show (2019), elles s’inspirent de concepts physiques, tels que la radioactivité naturelle ou encore le clinamen. La notion de transformation, commune à ces deux concepts, est l’axe fort de leur démarche artistique. Elles en dégagent une poétique, traduisant leur rapport explosif à la matière et au monde.

Nous avons le sentiment, puis l’expérience que nous ne sommes pas un ou une. Nous sommes une multitude, nous sommes des tensions, des contradictions, des sursauts.

Plus d‘infos

Age min. : + 14 ans

Durée : 1h15

Création : 2022

Mentions :
une création de Groupe Bekkrell et Laurène Marx • texte Laurène Marx • interprétation Fanny Sintès, Océane Pelpel, Sarah Cosset • collaborations artistiques Fanny Alvarez, Karelle Prugnaud, Alice Zeniter • création lumière Solange Dinand • création sonore Laurène Marx et (en cours) • composition vocale Thibault Chaumeil • costumes Camille Lamy • construction Eric Noël et Sylvain Ohl, Laurent Nennig, La transverse - Corbigny • production Anne Heuveline - l’Avant Courrier • merci à Marie-José Mondzain et Tarik Noui • Coproducteur : Le Sirque, Pôle National Cirque à Nexon - Nouvelle-Aquitaine • Soutiens : L’Empreinte, scène nationale Brive-Tulle / La Transverse de Corbigny / La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc / Le Cube à Hérisson.