Spectacle

Karnival

Groupe Bekkrell

Récit féministe et carnavalesque

Un jour par an, à date fixe, l’ordre habituel des choses est renversé. Le haut devient le bas. Les opprimé.e.s prennent le pouvoir, les rois perdent leur couronne et les mort.e.s circulent parmi les vivants. On appelle ce jour Karnival. Vous en avez sans doute entendu parler.

Dans ce spectacle, Karnival n’est pas seulement une journée, c’est un pays. Et trois femmes s’y aventurent. Elles savent que ça ne durera pas. Bientôt les portes se refermeront, il faudra retrouver la vie normale. Mais tant qu’elles sont en pays Karnival, elles peuvent tout être, tout faire et tout dire.

Alors elles deviennent animales, déesses, monstres et autres, elles deviennent plus que trois. Elles sont parades, rituels et défilés.
Elles bouffent, enflent, saignent, chantent et s’escaladent les corps. Elles voudraient se perdre dans Karnival et ne jamais revenir.

Ce thème nous donne l’espace idéal pour faire coexister nos différentes pratiques. Le théâtre, la suspension, l’acrobatie, le chant se mêlent et se transforment. Nous faisons un parallèle entre ce spectacle à l’esthétique hybride et le concept de fluidité de genre. Nous voulons envisager Karnival comme un spectacle à l’identité queer qui porte un regard critique sur les mécanismes de dominations (notamment sexistes) et faire exister des récits, des gestes n’empruntant pas le chemin dominant.
Afin de préciser la visée dramaturgique du spectacle et questionner la forme des récits et des mythes, nous décidons de travailler avec l’autrice Alice Zeniter.

Le Groupe Bekkrell s’agglomère en 2009. Fanny Alvarez, Sarah Cosset, Océane Pelpel (artiste associée au Sirque) et Fanny Sintès, se rencontrent autour d’une première expérience sur scène, lors de l’écriture d’une forme de vingt minutes qui les réjouit et les mène quatre années plus tard dans les méandres passionnantes de la création collective. Fascinées par l’instabilité dont nous parle la radioactivité, le collectif emprunte son nom à son unité de mesure, le Becquerel (du physicien Henri Becquerel). Nous avons d’abord le sentiment, puis l’expérience que nous ne sommes pas un ou une. Nous sommes une multitude, nous sommes des tensions, des contradictions, des sursauts. Tel un atome radioactif, qui se transforme à l’infini pour tendre vers la stabilité, notre instabilité est force de rebond. Nous nous attelons à construire sans cesse de nouveaux espaces pour créer un temps imprenable où tout se tient sans appuis, un “habitacle à la dérive”, une zone. Ode à la confusion, au chaos, au conflit comme accoucheur de désirs et donc d’actions. Ode à la décadence transformatrice. Effet Bekkrell voit le jour en mars 2015. Aujourd’hui, l’équipe s’est étoffée et les projets s’élargissent. Au sein du Groupe Bekkrell, de nouvelles envies naissent : une deuxième création est en cours (sortie mars 2019 au festival Spring), la création d’un duo (Marcel·le & Claude), enfin, des actions de transmissions, d’échanges et de rencontres au long cours, sur le territoire de la Corrèze.

  • 26 février 20:00

    Le Vaisseau - Nexon


Plus d‘infos

Age min. : + 14 ans

Durée : 1h15

Création : 2022

Mentions :
Mise en scène : Fanny Alvarez, Sarah Cosset, Océane Pelpel et Fanny Sintès • Interprétation : Sarah Cosset, Océane Pelpel et Fanny Sintès • Dramaturgie : Alice Zeniter • Textes : Alice Zeniter, Leonora Miano, et Christophe Tarkos • Composition et travail vocal : Thibault Chaumeil • Production / Administration : l’Avant Courrier • Photographes : Sylvestre Nonique-Desvergnes, JP Estournet, Kevin Lebrun.