Les Flyings

Mélissa Von Vépy, artiste associée | Cie Happés


Résidence de création décentralisée du 16 au 22 février 2020 au Cube Cirque à Boulazac (24)

Premières Suisse : 15-16 janvier 2021 au Théâtre Forum Meyrin, Genève
Premières France : 19 janvier 2021 au Théâtre d’Arles, scène conventionnée art et création pour les nouvelles écritures, dans le cadre de la BIAC, Marseille

Artiste franco-suisse, Mélissa Von Vépy débute le cirque à l’âge de 5 ans puis intègre le CNAC dont elle sort diplômée en tant que trapéziste. Depuis 2001, elle crée des spectacles singuliers où les éléments scénographiques qu’elle conçoit font partie intégrante de la dramaturgie de ses pièces.
Toujours fondées sur l’expression aérienne, ses mises en scène explorent les dimensions physiques et philosophiques de la Gravité.

Après avoir créé ses propres pièces dans lesquelles elle était également interprète (en duo puis ces dernières années souvent en solo), et ayant été appelée en tant que « conseillère artistique » par différentes compagnies dont le travail portait sur les aériens, ayant dirigé différents stages et ateliers, elle souhaite, pour ce projet, se positionner en dehors du plateau pour mettre en scène ces « Flyings ».

Au centre de la scène : un trapèze, bas, qui pendule de cour à jardin. De chaque côté, en symétrie, deux pontons, ou jetées, sortis des coulisses et qui s’avancent sur ce vide qui les sépare. Une petite troupe débarque, serrée, se penche tout au bord, se retourne, hésite.
Une impasse leur semble-t-il. Un autre égaré arrive sur la plate-forme d’en face. Le ballant du trapèze s’est arrêté. Il pend là au milieu, hors d’atteinte.

Les flyings, ce serait comme le faisceau d’un phare sur un échantillon d’humains, sur une troupe qui ne pourrait fonctionner qu’ensemble. Ils sont concrètement tout au bord, face au vide. Une situation qui illustre à la fois l’absurdité de notre existence limitée, mais aussi le sublime, l’éclat de certains instants « d’unité vibrante ». Non sans (auto)dérision mais aussi naïvement, ces trapézistes-rampants se cramponnent, lâchent, ou se renvoient la barre, dans l’espace-temps imparti.

Le mouvement, fourmillements, vibrations, balancements… les rythmes changent.
Les secondes s’écoulent.
Le trapèze, lui, pendule, tic-tac-tic-tac…